Village de Saint-Abit Panorama d'un patrimoine riche Projet collaboratif de présentation du patrimoine parrainé par la PACAP
Photos John Armstrong-Millar, Dominic B. et Pat Romevo
Prises de vues aériennes Quadrimage 64

Rendez-vous à Saint-Abit
les 17 et 18 septembre
pour les Journées du patrimoine !
Téléchargez le programme de ces 2 journées

“J'ai une maison noble à Saint Abit, entourée d'un petit fossé [...] Confronte la maison et l'enclos - d'ouest avec les maisons et jardins de Carrère et de Goumes, - d'occident avec le ruisseau Luz, - de midi avec l'église paroissiale appelée Saint Jean et - du septentrion avec une rue publique.”Antoine de Peyré, Ier du nom, seigneur de Saint-Abit, le 20 avril 1675
(Source Michel Pontois)
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vous propose Saint-Abit vu du ciel
En vidéo survol du centre historique...

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Le GestUn ruisseau riche de surprises

Le territoire de Saint-Abit est arrosé par le Luz, affluent du gave de Pau, et par ses tributaires, le ruisseau le Gest et le canal de l'Escourre. Sur la portion Saint-Abitoise du Gest, on peut trouver les vestiges d'un pont aqueduc en larges pierres plates de la carrière.

Pont aqueduc en larges pierres plates

En remontant le cours du ruisseau, où les berges par endroit ne sont pas sans rappeler les forêt verdoyantes et enchantées de Bretagne, on pourra tomber nez à nez avec ce qu'il reste d'anciennes comportes.

Les comportes servaient de barrage dans le système d'irrigation

"La plaine de Licharre et les villages viticoles.
— Le nom de Licharre, perdu aujourd'hui, s'appliquait surtout à la plaine de Pardies-Piétat et de Saint-Abit, mais on peut l'étendre à toutes les communes situées sur la rive gauche du Gave de Nay à Uzos, et y inclure les villages viticoles en aval de Jurançon jusqu'à Tarsacq."
extrait de La vie rurale dans la vallée sous-pyrénéenne du Gave de Pau - Jean Caput

L'ancienne carrière de pierresLa nature reprend ses droits

Les fours à chaux étaient d'imposants fours, de forme cylindrique et avaient une large paroi intérieure le plus souvent revêtue de briques.

La chaux y était obtenue par calcination de la pierre calcaire à environ 900°C

Grâce à la pierre calcaire qui était réduite en petits morceaux, on pouvait réaliser de la chaux. Le four était alimenté par son ouverture située en haut (appelée le « gueulard ») dont une rampe permettait le plus souvent l'accès. (Source Wikipedia)

Il existe sur la commune de Pardies-Piétat, accollé à Saint-Abit un chemin dit « des carrières ». D’autres carrières, notamment pour l’extraction des pierres à chaux, existaient sur les flans du Mont du Roi.

Vestiges de la carrière de pierre

"[...] Une première [carrière], Las Labassères (les « carrières de dalles »), derrière Nay, qui fournissait de grandes dalles grises utilisées dans le pavage des cuisines ; une seconde au voisinage de Pardies, au lieu-dit Peyres Blangues, carrière de calcaire fin et blanc, malheureusement gélif, et qui fut exploitée jusqu’au 20e siècle, donnant du travail à la moitié des habitants de Pardies (information issue de la mémoire familiale). C’est de celle-ci que proviendront les pierres qui, sculptées de beaux motifs, orneront au 18 et 19e siècles les façades des grandes fermes que l’on admire en Pays de Nay." — Joseph Rebenne

Le centre historiqueDu 12ème siècle à nos jours...

Un centre historique riche, église, château, abbaye, lavoir...

L’abbaye laïque de Saint Abit fut fondée en en 1373 par le Chevalier Arnaud Guilhem de Saint Avit à la demande de Gaston Phébus afin de renforcer les frontières Est du Béarn.
Bâti près de l’église, cet édifice subit, au fil du temps, de nombreuses modifications notamment à la fin du XVIIème et début du XVIIIème siècle par la famille du nouveau seigneur de Saint Abit, Arnaud de Peyré.

Abbaye du XIV° Siècle, restaurée dans les 80's

À la fin du XIXème siècle l’abbaye est laissée à l’abandon. En effet son dernier propriétaire est mort sans laisser de postérité. Rachetée en 1980, cette bâtisse, devenue ruine, va retrouver en quelques années un peu de sa majesté d’antan.

Château de Livron (XVII° siècle)

" Les d'Abbadie de Livron qui habitent un petit château construit probablement au XVIème siècle par les de Doumy, sis en face de l'église Saint Jean " — Michel Pontois

Une visite de l’église vous permettra de découvrir, pas à pas, un mobilier intéressant : dans le chœur, un autel et retable en bois simple du XVIIe siècle ou du XVIIIe siècle avec une représentation de Saint Jean Baptiste. Vous pourrez admirer également deux tableaux de Claude Gorse, peintre palois du XIXe siècle.

Eglise de Saint-Abit datant au moins du XIII°s

Un autre tableau de cet artiste se situe dans la nef de l’église et représente la Cène (1845). Dans le bas-côté gauche, cet artiste signe encore une Adoration des Bergers.

Au début du XXème siècle, le lavoir était un endroit réservé strictement aux femmes

Le lavoir était un lieu de convivialité, où les lavandières échangeaient les dernières nouvelles.C’était également un lieu de chant : on y fredonnait quelques airs à la mode et parfois aussi quelques commérages, le tout au rythme des battoirs !

Le centre historique s'articule autour d'un parc situé sur les berges du Luz

Au début du XXème siècle, le lavoir était non seulement le lieu principal de la vie domestique mais également l’endroit réservé strictement aux femmes. Les blanchisseuses lavaient, amidonnaient et repassaient le linge des familles aisées. C’étaient elles qui allaient récupérer puis rapporter chez les particuliers le linge propre dans des paniers ou des grands plateaux qu’elles mettaient sur des brouettes.

Plus tard, au XVIIème siècle, une délibération des États de 1675 dit que la Seigneurie de Saint Abit est partagée entre trois possesseurs, dont deux Abbés. Paul Raymond dans son catalogue des maisons nobles dit qu'il y a deux Abbayes Laïques à Saint Abit. Mais le Seigneur de Peyré, en 1675, dans le recensement de ses biens, ne fait état que de sa seule Abbaye Laïque.
On ne trouve trace d'aucune autre Abbaye Laïque à cette époque. Ce que semble confirmer Henri de Livron d'Espalungue qui, dénombrant ses propres biens, le 7 Février 1675, ne parle pas de la possession d'une Abbaye Laïque. Seul le jugement de vérification fait mention de la possession, par lui, de la dîme.
— Michel Pontois

Élevages pyrénéensChèvres et brebis de race

Les chèvres des Pyrénées, face à la concurrence des races sélectionnées (Alpine, Saanen), avaient quasiment disparue au début des années 90. C’est à ce moment là et dès les années 80 que des éleveurs passionnés ont commencé à rechercher des animaux de race pyrénéenne pour les acheter et faire revivre la race.
(source: chevredespyrenees.org)

Chèvres de race pyrénéenne

En 2010, on recensait déjà près de 3300 chèvres et 300 boucs ce qui témoigne de l’existence d’une population caprine très vivace répartie d’est en ouest sur la chaîne Pyrénéenne. Il existerait au total une dizaine de souches correspondant à des berceaux d’origine différents.
(source: chevredespyrenees.org)

La chèvre de race pyrénéenne est une chèvre autochtone à poils longs souvent noirs, qui peuplait traditionnellement tout le massif des Pyrénées, du haut Conflent aux Pyrénées-Atlantiques, où elle était réputée pour la richesse de son lait et l’aptitude laitière de certaines de ses souches. — http://www.chevredespyrenees.org/

La brebis béarnaise a la tête étroite, busquée et ses cornes s'enroulent en spirales autour des oreilles chez les mâles et chez les femelles. Leur laine blanche est légèrement frisée et forma des mèches longues et pointues.

Elle est très bien adaptée à la grande transhumance.

Bonne laitière, la brebis béarnaise est facile à traire et son lait est traditionnellement utilisé pour la transformation fromagère fermière..

L'EscourreUn passé industriel

Le Canal des Moulins avait une double utilité : il servait à irriguer les cultures et en même temps sa force motrice alimentait les différents moulins qui s'étalaient le long de son cours. Au cours du XIX° siècle, il verra même la construction d'un lavoir. Le deuxième de Saint-Abit.

Une très large comporte

On devine difficilement les restes de cet ancien lavoir que la végétation à presqu'entièrement recouvert. Il ne reste du système servant à barrer l'eau qu'une grande dalle aujourd'hui renversée...

Ancien lavoir

Grande bâtisse construite essentiellement en galets du Gave de Pau. La maçonnerie du moulin est soignée comme en témoigne l'appareillage des galets en épis et l'encadrement des ouvertures en pierres de taille. La porte d'entrée comporte une date gravée sur le linteau : 1722. Le bâtiment est encore en eau mais il n'a pas conservé ses mécanismes ni sa toiture.La chute d'eau à l'intérieur de la chambre à eau, la chute d'eau est bien conservée.

Un arc cintré souligne la sortie de la chambre à eau. Tous les claveaux de cet arc ont disparu.

Ce moulin à farine appartenait au Baron d'Espalungue (Arros-de-Nay). Les habitants de Saint-Abit étaient obligés d'aller moudre leurs sacs de grains à ce moulin. C'était le seul moulin du village.

Aux XIIIème et XIVème siècles, on cultive le blé, l'orge et l'avoine dans la plaine de Nay. Ces céréales sont pratiquement traitées et consommées sur place. Pour preuve de cette utilisation locale, l'existence de 3 moulins, à une certaine époque, à Saint Abit : l'un sur l'Escourre, appartenant aux de Peyré, les deux autres sur le Luz, appartenant l’un aux de Livron et l'autre aux Barons d'Arros. — Michel Pontois

Un peu plus loin à peine à quelques dizaines de mètres, on peut trouver les vestiges d'un ancien moulin à scie reconverti en bâtiment rural de type grange. Le bâtiment est encore en élévation mais il est hors d'eau comme son bief. Le canal de fuite est couvert de dalles. Pas de mécanisme à l'intérieur. La roue verticale a disparu. Le bâtiment n'a plus de toiture.
(Le bâtiment n'est pas mentionné sur la carte de Cassini n°108 - Pau)

Ancien moulin à scier le bois

En 1882 la scierie appartient au baron de Trébussé Jules à Cabidos. En 1887 la scierie appartient à De Berthier Clément à Lanne. En 1914, la scierie appartient à De Berthier Marie-Thérèse et Marie-Louise Caroline à Lanne. En 1918, la scierie appartient à Peyras Loustalet Guillaume et Mounicou Joseph en indivis à Pardies.

RemerciementsLes contributeurs

Des animations organisées par la PACAP auront lieu les 17 et 18 septembre 2016. La PACAP parrainera les actions de ces deux journées.

Merci à Brigitte et Bénédicte qui ouvriront les jardins de l'abbaye ces deux jours-là.

Un grand merci à Dominique B. pour l'énorme base photographique.

Les différents éléments historiques concernant le moulin et la fabrique ont été gentiment fournis par Maïwenn HOUZAY-GRENET.

Rendez-vous les 17 et 18 septembre 2016

Monjolivillage.fr est un projet collaboratif qui évoluera certainement au fil du temps.

"[...] dans son œuvre créatrice [Dieu] pointa son index divin entre PARDIES et ARROS et d'une voix forte et solennelle il prononça ces mots : « ICI EST LA TERRE PROMISE AU VILLAGE DE SAINT ABIT » — Michel Pontois


Le site est réalisé par Patrice ROMEVO (Saint-Abit) : patromevo.com
Thanks to Lucas Bebber for his script of interactive map :)